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Dans Ni rey ni Roque (1835), Patricio de la Escosura exploite un épisode particulièrement fécond pour l’imagination romantique : l’apparition du pâtissier de Madrigal, Gabriel de Espinosa, présenté comme le roi Sébastien de Portugal, disparu à Alcácer Quibir.
Une identité qui aspire au trône
L’intrigue repose sur une question politique et narrative : qu’est-ce qui rend un roi crédible ? Ressemblance physique, parole, cérémonial et désir collectif concourent à fabriquer une identité. L’imposture révèle que la légitimité a besoin de signes et de spectateurs.
Histoire, légende et suspense
Escosura conserve les zones d’ombre de l’épisode et en fait le moteur du récit. Le lecteur connaît le poids de l’histoire, mais le roman maintient l’incertitude par les confidences, les conspirations et les reconnaissances partielles.
L’impossible restauration
Le sébastianisme exprime l’espoir du retour d’un souverain disparu pour corriger le présent. Le roman considère cet espoir avec fascination et distance. Son rythme lent permet d’observer la production sociale de la rumeur et de l’obéissance.
Sur l’auteur : Patricio de la Escosura.
L’édition d’Alba Longa
Langue du livre proposé à l’achat : espagnol. Cette étude est traduite en français ; les boutons ci-dessous donnent accès à l’édition espagnole.
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