Les masques parlent toujours avec un accent anglais

Le récit s’ouvre sur une scène apparemment technique — la restauration picturale menée par Clara Bardés — et se déploie très vite en une machination qui dépasse la sphère de l’art pour atteindre les arcanes du pouvoir, de la foi et de la violence.
La cathédrale de Notre-Dame, lieu de conservation et de mémoire, fonctionne ici comme un dispositif romanesque à la fois sacré et profane, espace de restauration et d’horreur, ce qui confère à l’intrigue une tension éthique constante. La référence patrimoniale implicite dans le motif de la restauration renvoie à la fragilité des monuments et à la vulnérabilité symbolique des lieux partagés par la communauté.

Sur le plan des personnages, la galerie est dominée par des figures archétypales et monstrueuses : Bemoz, le Grand Batracio, Ergaster, le tortionnaire, et le commissaire Tynianov, figure de la vigilance rationnelle.
Ces figures sont présentées avec une économie de traits qui ressemble à la gravure ; elles incarnent des fonctions plutôt que de simples psychologies. Cela permet à l’auteur de tisser une fable politico-religieuse où l’attrait du pouvoir et l’usage instrumental de la violence se lisent comme des procédures froides et calculées.

La langue des fragments propose un mélange de mécanique narrative et d’images baroques : la table pantagruélique de Bemoz, ses éructations gargantuesques, la description clinique des vengeances planifiées.
Cette juxtaposition crée un effet de distanciation qui n’empêche pas la montée d’une horreur tangible. Au contraire, elle la rend plus insidieuse, car la monstruosité se nourrit de la planification administrative et de l’apparente sérénité des apparats.

Sur le plan thématique, le roman interroge la manière dont les institutions (l’Église, l’État, les conspirateurs) instrumentalisent les symboles pour fabriquer du consentement ou pour étouffer le conflit social.
La séquence où Bemoz imagine l’effet d’un incendie provoquant l’union sacrée du corps social est d’une cruauté politique saisissante : elle articule une mécanique du spectacle émotionnel et de la manipulation des masses, rappelant que la démoralisation peut être une arme stratégique.

Du point de vue policier, Tynianov incarne la vigilance que requiert la démocratie face aux opérations secrètes. Sa solitude et sa réflexion prudente sur les présomptions et l’absence de preuves éclairent la question héritée du droit criminel : comment fonder l’intervention lorsque les indices manquent et lorsque les puissances qui ordonnent sont elles-mêmes protégées ?
Cette interrogation devient un fil conducteur moral du roman, qui ne sacrifie jamais la complexité des décisions à l’efficacité spectaculaire.

Sur le plan esthétique, l’auteur use d’un mélange d’ironie caustique et de gravité tragique. Le style prend plaisir à décrire la démesure (repas, festins, orgies de pouvoir) tout en gardant un regard clinique sur la décadence morale de ses personnages.
Cette double tonalité confère au roman une densité qui force le lecteur à osciller entre révolte et compréhension lucide des mécanismes.

En conclusion, Les masques parlent toujours avec un accent anglais se présente comme un thriller d’envergure politique et symbolique, dont la force tient à la conjugaison d’un lieu chargé (la cathédrale), d’une galerie de monstres organisés en hiérarchie et d’une réflexion sur les instruments du pouvoir et de la restauration.
Le roman n’offre pas de consolation facile ; il pose au contraire la question du prix à payer pour la vérité et de la responsabilité des institutions face au maintien ou à la dissolution du bien commun.

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LES SIGNES AVANT-COUREURS DANS LA SÉRIE « ALBA LONGA ».

Le roman noir est un genre littéraire qui se caractérise par son contenu sombre et ses intrigues criminelles. Il se concentre souvent sur des thèmes tels que le meurtre, la corruption et la vengeance, et a tendance à présenter une atmosphère tendue et sombre.

L’une des caractéristiques les plus distinctives du roman noir est son protagoniste, le détective ou le détective privé, qui est souvent un personnage cynique et chargé de problèmes personnels, mais en même temps une personne intelligente et perspicace, capable de résoudre les crimes les plus complexes.

Une autre particularité importante est le cadre, qui est généralement urbain et se déroule dans un environnement hostile et dangereux, où la violence et la criminalité sont constantes. Les romans policiers sont souvent le reflet de la société dans laquelle ils sont écrits, et pour cette raison, ils incluent souvent des thèmes sociaux et politiques.

Dans son œuvre « Pourquoi j’écris ? », George Orwell nous dit ce qui suit : « J’écris parce qu’il y a un mensonge que je veux exposer, un fait sur lequel je veux attirer l’attention, et ma première préoccupation est d’obtenir un auditoire. » Cependant il ajoute aussitôt : « Mais je ne peux pas faire le travail d’écriture d’un livre, ou même d’un article, si ce n’est pas une expérience esthétique. »

Quand on a vécu les dix ou quinze dernières années en France et qu’on a la démangeaison de la littérature, on ne peut pas s’empêcher d’écrire des romans noirs, car partout où l’on regarde on ne trouve que mensonges et décadence dans une nation jadis grande qui ne mérite pas l’une des pires classes politiques de l’Europe, qui n’a qu’un seul parallèle, c’est l’infâme cortège de fonctionnaires et de commissaires qui dirigent celle-ci sans avoir été élus, si, aujourd’hui, on peut encore parler d’une élection pleine et légitime dans les démocraties dites libérales qui la composent.

De ce besoin incontrôlable ont émergé les deux derniers volets de la série noire « Alba Longa », qui tentent de montrer les premiers symptômes du chaos qui s’annonce ; même si, pour parler honnêtement, je n’ai jamais préssenti, pas même dans les pires cauchemars que de tels signes pouvaient déclencher, les véritables dimensions de la catastrophe qui menace de s’abattre sur le pays et le continent à cause de leur incompétence et leur mauvaise foi.

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TRAHISON

Alba Longa hocha légèrement la tête:

  – « Je dois avouer, concéda-t-il, que j’ai toujours été un Européen convaincu, persuadé que cette diversité de langues et de cultures allait nous donner un élan nouveau et irrésistible et que, si nous arrêtions une fois pour toutes de nous confronter les uns aux autres, nous allions créer une civilisation splendide dans laquelle nous aurions tous une place et une réalisation raisonnable de l’individu serait possible. Cependant, la crise grecque a signifié ce que vous dites : une chute des masques. Cette Europe qui se prépare n’est en aucun cas celle que nous avions imaginée, celle que nous avions espéré créer contre vents et marées.

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« Le Fauteuil Hanté » de Gaston Leroux : Quand le Surnaturel et le Mystère s’Entremêlent

Gaston Leroux, fin connaisseur des ressources du mystère, nous emporte une fois de plus dans les dédales de l’inconnu avec son roman envoûtant, « Le Fauteuil Hanté ». Publié pour la première fois en 1909, ce récit captivant explore les frontières entre le réel et le surnaturel, offrant aux lecteurs une expérience littéraire où les mystères ésotériques s’entremêlent à la réalité quotidienne.

L’histoire se déroule dans un Paris du début du XXe siècle et suit les péripéties de Joseph Rouletabille, célèbre journaliste-détective, alors qu’il se trouve mêlé à une affaire mystérieuse impliquant un fauteuil hanté. Ce fauteuil, réservé à un membre spécifique de l´Académie Française, semble être lié à des événements tragiques et inexplicables. Avec son esprit aiguisé et son attitude téméraire, Rouletabille se lance dans une enquête qui le conduit au cœur de l’occulte.

L’une des forces majeures du roman réside dans la caractérisation du personnage principal, Joseph Rouletabille. Ce détective atypique, célèbre pour sa logique implacable et son intelligence vive, devient le guide du lecteur à travers les mystères du fauteuil hanté. Son habileté à démêler les fils du surnaturel avec une approche rationnelle ajoute une dimension unique au récit.

Le thème central du surnaturel et de l’occulte est habilement tissé tout au long du roman. Leroux explore la fascination humaine pour le mystérieux et le surnaturel, tout en gardant une ambiance réaliste ancrée dans le Paris de l’époque. Les descriptions détaillées de l’environnement et des personnages créent une atmosphère immersive qui oscille entre le tangible et l’insaisissable.

Le fauteuil hanté devient un symbole puissant du mystère qui se déploie dans le récit. Les événements étranges et les coïncidences troublantes qui entourent cet objet confèrent au roman une tension constante, stimulant la curiosité du lecteur et l’incitant à chercher des réponses tout comme Rouletabille.

L’intrigue complexe se déroule à un rythme captivant, éveillant l’intérêt avec chaque nouveau rebondissement. Leroux maîtrise l’art de distiller les indices et de maintenir une aura de suspense, invitant le lecteur à s’interroger sur la véritable nature des événements surnaturels.

En explorant les thèmes du paranormal et de l’occulte, Leroux interroge également les croyances de ses personnages et, par extension, celles du lecteur. Le roman offre ainsi une réflexion subtile sur la nature de la foi, de la superstition et de la perception individuelle du mystère.

« Le Fauteuil Hanté » de Gaston Leroux est un voyage captivant au croisement du réel et de l’insolite. Avec une plume magistrale, Leroux captive l’imagination du lecteur, l’emmenant dans une quête envoûtante pour percer les secrets du fauteuil hanté. C’est un chef-d’œuvre littéraire qui transcende les genres, offrant une expérience de lecture riche en mystère, en intelligence et en exploration des mystères de l’esprit humain.

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« Le Pouvoir Caché des Sociétés Secrètes : Mythe ou Réalité dans les Sociétés et Institutions Modernes ? »

Les sociétés secrètes ont toujours fasciné l’imaginaire collectif, évoquant des images de mystère, de rituels obscurs et d’influences clandestines. Alors que certaines considèrent ces organisations comme des vestiges du passé, d’autres théorisent sur leur présence persistante au sein des sociétés et institutions modernes. Cet article examine le concept du pouvoir caché des sociétés secrètes, en explorant des exemples spécifiques qui ont alimenté les spéculations à travers l’histoire.

1. Skull and Bones : Une Élite Énigmatique à Yale

La société secrète « Skull and Bones » de l’université de Yale est l’un des exemples les plus cités de l’influence des sociétés secrètes dans les cercles de pouvoir modernes. Fondée en 1832, cette organisation exclusive a compté parmi ses membres des personnalités influentes, dont des présidents américains tels que George W. Bush et John F. Kerry. Les rituels mystérieux et les liens familiaux étroits entre les membres ont alimenté les spéculations sur son influence sur la politique américaine.

2. La Franc-maçonnerie : Un Réseau Mondial de Pouvoir ?

La franc-maçonnerie, une société secrète vieille de plusieurs siècles, continue d’exister dans le monde moderne. Avec des membres notables tels que George Washington et Voltaire dans son passé, la franc-maçonnerie est souvent vue comme un réseau influent qui opère dans l’ombre. Cependant, son rôle exact dans les sphères politiques et économiques reste un sujet de débat.

3. La Bohemian Grove : Rencontres Élitistes sous les Arbres de Californie

Bien que souvent décrite comme un club plutôt qu’une société secrète, la Bohemian Grove attire l’attention en raison de ses membres influents, parmi lesquels des leaders politiques, des hommes d’affaires et des artistes. Cette retraite annuelle en Californie implique des rituels théâtraux et des rencontres informelles, suscitant des interrogations sur l’influence qu’elle pourrait exercer sur la politique mondiale.

4. Les Illuminati : Un Mythe ou une Réalité Moderne ?

Les Illuminati, une société secrète qui aurait existé au XVIIIe siècle, sont souvent évoqués dans les théories du complot modernes. Certains affirment que cette organisation secrète continue d’exercer une influence cachée sur les gouvernements, les médias et l’économie. Cependant, il est essentiel de souligner que les preuves tangibles de l’existence actuelle des Illuminati font défaut.

5. Le Club Bilderberg : Des Élites Mondiales derrière des Portes Closes

Le Club Bilderberg, une conférence annuelle réunissant des personnalités influentes du monde politique, financier et académique, est souvent cité comme un exemple d’influence secrète. Quoique ses réunions ne soient pas secrètes, le manque de transparence sur les discussions a suscité des inquiétudes quant à l’influence réelle du club sur les décisions mondiales.

Bien que les sociétés secrètes aient joué un rôle historique indéniable, il est crucial d’exercer un discernement critique lorsqu’on évalue leur influence présumée dans les sociétés modernes. Alors que certaines de ces organisations sont clairement établies et ont eu des membres influents, d’autres peuvent être le produit de spéculations. Dans l’ensemble, la question du pouvoir caché des sociétés secrètes reste un sujet complexe, teinté de mystère et de controverses, qui continue de captiver l’imaginaire collectif.

« Les masques parlent toujours avec un accent anglais » est une œuvre de fiction qui développe cette thématique dans le domaine du roman policier. Vous pouvez l’acheter en cliquant sur ce lien :

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« Le Mystère de la Chambre Jaune » de Gaston Leroux : Un Chef-d’Œuvre du Mystère et de l’Ingéniosité.

En résumé, Le Mystère de la chambre jaune confronte le jeune reporter Rouletabille à une énigme de chambre close dont la solution repose sur l’observation et le raisonnement.

L’énigme de la chambre close

Gaston Leroux, célèbre pour son chef-d’œuvre « Le Fantôme de l’Opéra, » a également laissé une marque indélébile dans le monde du mystère avec « Le Mystère de la Chambre Jaune, » publié pour la première fois en 1907. Ce roman policier classique plonge les lecteurs dans une énigme complexe et ingénieuse qui a continué à captiver les esprits depuis plus d’un siècle.

L’intrigue s’ouvre sur une tentative de meurtre énigmatique. Mathilde Stangerson, la fille du professeur Stangerson, est attaquée dans une chambre jaune verrouillée de l’intérieur. Les circonstances du crime semblent impossibles, et pourtant, le mystère va bien au-delà de la chambre verrouillée. L’inspecteur Frédéric Larsan et le jeune reporter Joseph Rouletabille se lancent dans une enquête où rien n’est ce qu’il semble être.

Un des éléments clés de l’intrigue réside dans la nature apparemment surnaturelle du mystère. La chambre jaune, verrouillée de l’intérieur, ne semble offrir aucune issue possible pour l’agresseur. C’est cette énigme en apparence insoluble qui attire l’attention de Rouletabille, un personnage extraordinairement intelligent et analytique.

Le personnage de Joseph Rouletabille est au cœur de l’attrait du roman. Détective amateur, il est doté d’une perspicacité remarquable et d’un esprit déductif aiguisé. Sa méthode, basée sur la logique et la minutie, contraste avec l’approche plus conventionnelle de l’inspecteur Larsan. La dynamique entre les deux personnages ajoute une couche de complexité à l’intrigue, et la résolution du mystère repose largement sur l’ingéniosité de Rouletabille.

Leroux utilise habilement le décor du château de la Roche-Noire, un lieu isolé et mystérieux, pour créer une atmosphère de tension croissante. Les éléments gothiques du château accentuent l’aspect mystérieux de l’intrigue, renforçant le sentiment d’enfermement et de claustrophobie qui entoure la chambre jaune.

Le roman explore également le rôle de la presse et de l’opinion publique dans la résolution des crimes. La présence de Rouletabille en tant que journaliste reflète l’évolution du journalisme à l’époque, soulignant la capacité de la presse à influencer les enquêtes et à participer à la recherche de la vérité.

Au-delà de l’aspect policier, « Le Mystère de la Chambre Jaune » examine également la nature humaine et les motivations derrière les actions en apparence inexplicables. Les secrets familiaux, les rivalités amoureuses et les mobiles inattendus ajoutent des couches complexes à l’intrigue. Il s´agit donc d´une œuvre maîtresse du genre policier qui continue de captiver les lecteurs par son ingéniosité et son mystère. La chambre jaune verrouillée reste un cas d’école dans le monde du roman policier, et la perspicacité de Joseph Rouletabille demeure un modèle d’intelligence détective. C’est un incontournable pour les amateurs de mystère, offrant une aventure captivante où la vérité se cache derrière chaque ombre.

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« Notre-Dame de Paris : Un Mystère en Flamme – Théories sur l’Incendie du 15 avril 2019 »

L’incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 a été un événement dévastateur qui a ému le monde entier. Le feu a englouti une partie importante de cette cathédrale emblématique, suscitant des interrogations et alimentant diverses théories sur ses origines. Alors que l’enquête officielle a conclu à un accident, de nombreuses spéculations ont émergé, alimentant le mystère qui entoure cette tragédie architecturale.

L’une des premières théories avancées suggère qu’un court-circuit électrique aurait pu déclencher l’incendie. La cathédrale était en cours de rénovation, et certains ont avancé que des équipements électriques défectueux pourraient avoir été à l’origine du sinistre. Cependant, cette explication n’a pas réussi à apaiser toutes les inquiétudes, car beaucoup se demandent comment un incendie aurait pu se propager aussi rapidement.

Une autre théorie suggère qu’une cigarette mal éteinte sur le chantier de rénovation ou des travaux de soudure pourraient être à l’origine de l’incendie. Les travaux en cours ont peut-être créé des étincelles, enflammant des matériaux inflammables à proximité. Cependant, cette théorie soulève des questions sur les protocoles de sécurité et la supervision des travaux.

Certains ont émis l’hypothèse d’un acte criminel délibéré, évoquant la possibilité d’un incendie intentionnel. Cependant, cette théorie n’a pas trouvé de soutien significatif dans les enquêtes officielles, qui ont plutôt mis l’accent sur des causes accidentelles.

Des critiques ont soulevé des préoccupations quant à la préparation et à la réponse des systèmes de sécurité. Certains estiment que les dispositifs anti-incendie et les procédures de sécurité n’étaient pas adéquats pour protéger un trésor historique aussi précieux.

Certains ont avancé des théories plus spéculatives, impliquant des éléments historiques ou symboliques. Pour certains, l’incendie de Notre-Dame a évoqué des parallèles avec des événements historiques antérieurs, tandis que d’autres ont suggéré des connotations symboliques plus vastes.

Bien que l’enquête officielle ait conclu à un accident lié aux travaux de rénovation, le mystère persiste pour certains, alimentant des débats et des spéculations continues. La tragédie de Notre-Dame de Paris a souligné l’importance de la préservation du patrimoine mondial et a suscité des discussions sur la manière de protéger ces trésors historiques pour les générations futures.

Alors que les pierres précieuses de Notre-Dame sont lentement remises en place, les questions sur l’origine de cet incendie continuent de planer, ajoutant une couche supplémentaire de mystère à la longue et riche histoire de cette cathédrale emblématique.

Vu l´état actuel des médias et le dégrée de démocratie qui caractérise les temps qu´on vit, probablement le seul terrain qui nous reste ouvert pour traiter cette catastrophe incommensurable soit la fiction. Voici mon apport :

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« Le Parfum de la Dame en Noir » de Gaston Leroux : Une Enquête Littéraire Captivante

« Le Parfum de la Dame en Noir » de Gaston Leroux est un roman policier classique qui a marqué les lecteurs depuis sa publication en 1908. Cet ouvrage de mystère, d’intrigue et de suspense, nous emmène dans les rues sombres de Paris, où le célèbre journaliste Joseph Rouletabille se lance dans une enquête fascinante qui révèle le pouvoir de l’intuition et de la déduction.

L’histoire débute avec une étrange série de décès mystérieux liés à un sinistre parfum porté par une femme vêtue de noir. Le parfum, d’une rare intensité, semble avoir le pouvoir de tuer ceux qui le sentent. Cette mystérieuse « Dame en Noir » hante l’imagination des Parisiens, semant la peur et l’intrigue. C’est dans ce contexte que Joseph Rouletabille, un jeune journaliste, se lance dans l’enquête.

Ce qui distingue « Le Parfum de la Dame en Noir » des autres romans policiers de l’époque, c’est le personnage de Joseph Rouletabille. Ce journaliste détective est un esprit vif et déductif, célèbre pour sa capacité à résoudre des mystères en faisant appel à son intuition et à sa perspicacité. Son surnom, « Le Reporter de l’Extraordinaire », est bien mérité, car il se retrouve toujours au cœur des événements les plus extraordinaires.

L’énigme de la « Dame en Noir » est complexe et intrigante. Le parfum en question est le fil conducteur qui lie les différents éléments du mystère. Les descriptions olfactives dans le roman ajoutent une dimension sensorielle à l’intrigue, créant une atmosphère unique qui enivre le lecteur.

Gaston Leroux utilise également des éléments du fantastique dans son récit. Le parfum mortel et le caractère énigmatique de la « Dame en Noir » évoquent des éléments surnaturels qui confèrent une aura mystique au roman. Cependant, Rouletabille, un homme de raison, s’efforce de trouver des explications rationnelles à ces phénomènes étranges.

Le roman explore également les thèmes du pouvoir et de la manipulation. Les personnages sont pris dans un jeu complexe de mystification et de tromperie, où chaque détail compte. Leroux nous rappelle que les apparences peuvent être trompeuses et que la réalité peut être bien plus complexe que ce que l’on voit à première vue.

« Le Parfum de la Dame en Noir » est un exemple remarquable de la contribution de Gaston Leroux au genre du roman policier. Sa capacité à tisser une intrigue complexe et captivante, combinée à des personnages mémorables, en fait un classique du mystère qui continue de séduire les amateurs de littérature policière.

Il s´agit donc d´une œuvre littéraire riche en mystère, en suspense et en imagination. Le roman explore la puissance de l’intuition et de la déduction à travers le personnage charismatique de Joseph Rouletabille, et il nous rappelle que la vérité peut être aussi enivrante que la fiction. Cette enquête captivante continue de captiver les lecteurs, confirmant ainsi la place de Gaston Leroux parmi les maîtres du genre du mystère et du suspense.

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« La Ténébreuse Affaire de Green Park » d’Arnould Galopin : Un Voyage au Cœur du Mystère.

Dans la tradition des récits de détective, « La Ténébreuse Affaire de Green Park » d’Arnould Galopin, publié en 1920, se dresse comme un joyau méconnu de la littérature policière française. Ce roman captivant nous entraîne dans les rues embrumées de Londres à la poursuite d’un mystérieux criminel et révèle la plume imaginative de son auteur.

L’intrigue débute par un vol audacieux au musée de Kensington, où un voleur masqué s’empare de la précieuse émeraude de Kent. L’inspecteur de Scotland Yard, John Boulton, se trouve bientôt entraîné dans cette affaire mystérieuse et secrète qui l’oblige à se rendre à Green Park, un lieu où l’ombre et la menace semblent rôder à chaque coin de rue. Galopin combine habilement les éléments de mystère, de suspense et d’aventure dans un récit qui tient le lecteur en haleine.

L’un des atouts majeurs de « La Ténébreuse Affaire de Green Park » est son ambiance. L’auteur parvient à créer une atmosphère oppressante et énigmatique, rappelant les meilleures traditions du roman policier classique. Les descriptions minutieuses de Londres, enveloppée dans le brouillard, ajoutent une touche d’authenticité à l’ensemble, et le lecteur est plongé dans une époque où les cabines téléphoniques et les ruelles sombres étaient le théâtre d’intrigues mystérieuses.

Le personnage de l’inspecteur Boulton est une figure classique du détective, rappelant les célèbres enquêteurs de la littérature policière. Il est un homme déterminé, intelligent, mais également tourmenté par des démons personnels. Sa quête de la vérité l’amène à se confronter à une galerie de personnages secondaires hauts en couleur, chacun apportant son lot de mystères et de secrets.

L’intrigue du roman est complexe, avec des rebondissements inattendus qui maintiennent l’intérêt du lecteur à chaque page. Galopin fait preuve d’une habileté à ménager le suspense, en distillant des indices et des énigmes tout au long du récit. L’intrigue est tissée de manière ingénieuse, ce qui en fait un réel défi pour le lecteur, l’invitant à résoudre le mystère en même temps que l’inspecteur Boulton.

Le roman explore également les thèmes de la loyauté, de la trahison et du châtiment, tout en plongeant dans les profondeurs de la psyché humaine. L’obsession du criminel pour l’émeraude de Kent et les motivations qui le poussent à commettre un vol audacieux offrent une réflexion fascinante sur la nature humaine et la recherche de la perfection à tout prix.

« La Ténébreuse Affaire de Green Park » d’Arnould Galopin est un exemple subtil et captivant de la littérature policière classique. Il s’agit d’un roman qui offre une immersion totale dans le mystère et l’intrigue, avec une écriture fluide et des personnages mémorables. Malgré son âge, l’œuvre de Galopin conserve un charme intemporel et continue de séduire les amateurs de romans policiers à la recherche d’une aventure captivante dans l’Angleterre victorienne. Ce roman mérite sans aucun doute une place de choix parmi les classiques du genre.

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« Le Fantôme de l’Opéra » de Gaston Leroux : Un Chef-d’Œuvre du Mystère et de la Passion Parisienne.

En résumé, Le Fantôme de l’Opéra mêle enquête, passion et fantastique autour d’Erik, Christine Daaé et Raoul dans les coulisses de l’Opéra de Paris.

Erik, Christine et le mystère de l’Opéra

En 1909, le monde a été plongé dans l’intrigue, le mystère et la romance grâce au roman emblématique de Gaston Leroux, « Le Fantôme de l’Opéra ». Cette histoire envoûtante se déroule dans l’un des endroits les plus emblématiques de Paris, l’Opéra Garnier, et explore la dualité entre la beauté et la laideur, l’amour et la folie, et la lumière et l’obscurité.

Le récit s’ouvre avec l’arrivée de Christine Daaé, une jeune chanteuse au talent prometteur, à l’Opéra de Paris. Sous la tutelle d’un mystérieux « Ange de la Musique », qui se révèle être le Fantôme de l’Opéra, elle devient une diva du monde de l’opéra. Cependant, derrière le masque, le Fantôme dissimule son visage défiguré, symbole de sa folie et de sa solitude. Le roman explore la fascination malsaine de Christine pour cet être masqué et les conséquences dramatiques de cette liaison.

« Le Fantôme de l’Opéra » est une œuvre de suspense et de mystère. Les événements étranges qui se produisent dans l’Opéra, les passages secrets et les apparitions fantomatiques créent une atmosphère de tension croissante. La narration à plusieurs voix, où les personnages racontent leur version des événements à travers des journaux intimes, renforce le mystère et permet au lecteur de pénétrer dans les esprits troublés des protagonistes.

L’une des facettes les plus marquantes du roman est la relation complexe entre Christine, le Fantôme et Raoul, le vicomte de Chagny. Alors que Christine est déchirée entre l’amour du Fantôme, qui lui offre la musique et le chant parfaits, et l’affection de Raoul, qui lui offre l’amour et la normalité, les lecteurs sont emportés dans un tourbillon d’émotions. Cette tension amoureuse est le cœur palpitant de l’intrigue, où la passion et la peur se mêlent d’une manière envoûtante.

L’Opéra Garnier elle-même est un personnage central du roman. Leroux décrit de manière vivide et détaillée les coulisses de l’opéra, les labyrinthes souterrains et les salles majestueuses. Il crée une atmosphère somptueuse et gothique, où la beauté artistique et l’obscurité se rencontrent, renforçant ainsi le contraste entre les mondes souterrains et la lumière éclatante du monde de la scène.

Le roman explore également la question de la création artistique et de la passion dévorante qui la sous-tend. Le Fantôme, en quête de perfection musicale, devient un exemple extrême de l’artiste obsédé par sa vision artistique, prêt à tout pour atteindre la perfection. Cette réflexion sur la créativité et l’obsession résonne avec de nombreux artistes et créateurs.

« Le Fantôme de l’Opéra » de Gaston Leroux est, par conséquent, un chef-d’œuvre du mystère, de la passion et du gothique. Cette histoire intemporelle a captivé les lecteurs pendant plus d’un siècle, et sa fascination pour le conflit entre la beauté et la laideur, l’amour et la folie, demeure intacte. Le roman continue de hanter les esprits des lecteurs, tout comme le Fantôme hante les coulisses de l’Opéra Garnier. C’est une histoire qui se mue en une expérience sensorielle envoûtante et une exploration profonde de la nature humaine.

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L´ARRIÈRE PLAN POLITIQUE ET SOCIAL DE LA SÉRIE ALBA LONGA.

Les Antilles françaises s’enflamment. Les images qui nous parviennent sont choquantes : des voitures et des bâtiments en feu, des piquets de grève filtrant la circulation dans les ronds-points et tirant à balles réelles sur la police, des véhicules blindés patrouillant dans les rues, des tourniquets d’hélicoptères sifflant dans le ciel nocturne, et le gouvernement envoyant des forces spéciales et des unités antiterroristes pour écraser, selon la façon dont ils sont formés,  la rébellion.

Dans la métropole, journalistes, commentateurs, polémistes et autres agents de l’autorité s’empressent de déclarer que la situation de ces départements d’outre-mer ne risque pas d’être transmise à la métropole. Non ? N’a-t-on pas vu des images similaires de ce côté-ci de l’Atlantique pendant trois années consécutives ? Les Champs-Elysées n’ont-ils pas été enflammés, samedi après samedi ? N’ont-ils pas mis le feu aux principales avenues de toutes les villes françaises de quelque importance avec des voitures et des motos en feu ? De tels événements n’ont-ils pas laissé de tristes séquelles de borgnes et de manchots, à la suite des ordres terribles que les deux gouvernements de Macron ont donnés à la police en charge de la répression ?

 Les raisons qui ont poussé les gens à descendre dans la rue ont-elles disparu ? Loin de là. L’inflation de ces derniers mois, l’augmentation des prix du gaz, de l’électricité, du bois de chauffage, du pain, sans oublier que ce qui a augmenté est tout sauf les salaires, sont des éléments qui nous permettent de supposer que la colère sociale non seulement ne va pas diminuer, mais va augmenter progressivement, étant donné que le gouvernement n’a absolument rien fait pour alléger la situation précaire de la majorité des citoyens. À l’exception de l’annulation de la désastreuse réforme des retraites, bien qu’ils ne cachent pas du tout qu’il ne s’agit que d’un report, qu’ils n’y renoncent en aucune façon et que, dès que Macron sera réélu, ils la mettront en œuvre sans le moindre état d’âme (comme cela fut le cas), car en réalité elle était déjà approuvée et seule l’arrivée de la pandémie a stoppé in extremis la  hache déjà levée par la main du bourreau.

La crise sanitaire a atténué la manifestation de l’agitation sociale, mais elle ne l’a pas fait disparaître. Malgré les restrictions et les obstacles à la libre circulation des personnes, à aucun moment les tumultes et les manifestations de grief contre ce pouvoir hautain et hypocrite, manipulateur et méprisant, loup déguisé en mouton pour mieux surprendre et dévorer le peuple, lequel, soit dit en passant, était, avec ses prédécesseurs du même acabit,  qui a coupé les allocations de l’hôpital public jusqu’à le rendre exsangue.

Cette crise sanitaire est certainement, à tort ou à raison, un prétexte de plus pour lancer la machine du mécontentement contre l’autre machine de la tyrannie, qui est entretenue par la propagande et les armes sophistiquées de la police anti-émeute. Mais ce n’est pas tout, comment pouvons-nous faire confiance à ceux qui ont perdu tout vestige de honte et le sens de l’honnêteté, de la justice et de la loyauté ? Les gens imaginent des choses, et à ce stade, comment peut-on leur reprocher de le faire ?

 Dans notre analyse du contexte politique français actuel dans la série Alba Longa, en particulier dans ses deux derniers volets, La maison d´en face et Les masques parlent toujours avec un accent anglais, nous pensons que nous ne nous sommes pas trompés dans le diagnostic, qui, soit dit en passant, continue de se confirmer. Macron a été choisi par l’élite financière (toute la France a été tapissée de la publicité de cet individu et cela n’a été fait ni gratuitement, ni constitua une gratia gratis data), pour mener, contre vents et marées, la politique ad hominem que les partis traditionnels, représentants des droits de cette élite oligarchique, s’étaient montrés incapables de mettre en œuvre. Le risque, c’était l’explosion sociale dans une citerne d’essence. Et ils n’ont pas hésité à le faire. Cependant, les conséquences pourraient être imprévisibles. Ce qui se passe aux Antilles n’est certainement pas le début, ni la fin.

La seule solution, à mon avis, c’est qu’il tourne la tête, comme un sage, et qu’il regarde ce que son prédécesseur a fait à la fin de son mandat.

P.S. Cette traduction a été faite bien plus tard et force est de constater qu´il n´a rien fait de cela, que, de manière absolument incroyable (dans le vrai sens du terme) il a été réélu et que la situation, comme prévu, est devenue infiniment pire.  

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LES MASQUES PARLENT TOUJOURS AVEC UN ACCENT ANGLAIS.

Clara Bardés, petite-fille d’un célèbre peintre aujourd’hui décédé, a été engagée pour restaurer une série de tableaux, certains datant du Moyen Âge, conservés dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dans ce décor particulier, elle fit la connaissance d´un homme hors du commun: « C’était un vieil homme imposant, énorme, dont la jauge impactait même vu du haut de l’échafaudage dans lequel elle se trouvait. Il portait l’habit traditionnel noir jusqu’aux talons des ecclésiastiques conservateurs, sur lequel brillait, presque, une chevelure un peu fine et tremblante, mais d’une blancheur invraisemblable. Cependant, ce qui était le plus frappant chez lui, c’était la géométrie irrégulière de son visage formidable. En effet, ses arcs ciliaires avaient une disproportion si marquée qu’ils décomposaient absolument l’harmonie de l’ensemble, la déshumanisant, lui donnant l’apparence vague d’un batracien monstrueux et gigantesque. En fait, à ce moment précis, Clara avait commencé à l’appeler, dans son cœur, Monseigneur Batracien. Pourtant, ses globes oculaires, lents et volumineux comme deux pleines lunes, reflétaient une intelligence surhumaine. » Mais il ne sera pas le seul personnage excessif à défiler dans ce roman: Au cours d’une visite qu’elle effectue seule dans la partie supérieure du bâtiment, alors que les touristes sont déjà partis, elle y remarque la silhouette difforme d’Ergaster, un tortionnaire pervers qu’elle croyait mort et dont elle aurait pu être, trois ans auparavant, une victime de plus, avec le professeur Alba Longa, sans l´intervention au dernier moment du commissaire Tynianov. La cathédrale s’est refermée derrière elle et le criminel, qui ne l’avait apparemment pas vue, est resté à l’intérieur. Une fois dans son appartement, terrifiée, elle appela Alba Longa et celui-ci contacta Tynianov. Entre les trois, tirant le fil de la présence dans la cathédrale de ce meurtrier, spécialiste de la soi-disant « mort aux mille coupures », ils découvrent une terrible conspiration, dont les conséquences désastreuses sont attendues pour les prochains jours.

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Les Habits Noirs : L’Énigme Captivante du Roman Noir.

Dans le vaste paysage de la littérature française, émerge une série de romans noirs qui ont captivé l’imaginaire des lecteurs depuis des décennies. Nous parlons bien sûr de « Les Habits Noirs » de Paul Féval, une œuvre qui allie l’intrigue captivante du roman policier à la profondeur des personnages et à la subtilité des détails narratifs.

Le titre même, « Les Habits Noirs », évoque une aura de mystère et d’intrigue. À travers cette série, Paul Féval nous transporte dans l’univers ténébreux de Paris, où la criminalité et l’injustice règnent en maîtres. Chaque page de cette série nous entraîne plus profondément dans un labyrinthe d’intrigues, de complots et de rebondissements, faisant de chaque lecture une expérience palpitante.

Au cœur de « Les Habits Noirs », nous découvrons une galerie de personnages complexes et intrigants. De Rocambole à Sir Williams, en passant par Miss Fancy et La Villette, chacun apporte une nuance unique à l’histoire. Paul Féval a le don de donner vie à ses personnages, de les rendre tangibles et de les doter d’une profondeur émotionnelle qui captive le lecteur et l’attache à leur destin.

L’intrigue de cette série est tissée avec une habileté exceptionnelle. Féval maîtrise l’art de la construction narrative, en révélant habilement des indices et des éléments de l’intrigue au fur et à mesure de la progression de l’histoire. Chaque révélation apporte son lot de surprises, de tensions et de réflexions, engageant le lecteur dans une danse envoûtante entre le mystère et la résolution.

Un aspect marquant de « Les Habits Noirs » est la manière dont Féval parvient à dépeindre le Paris du XIXe siècle. Les rues sombres, les ruelles étroites et les quartiers mal famés prennent vie sous sa plume, créant une atmosphère saisissante qui enveloppe le lecteur dans un monde où l’ombre et la lumière se mêlent de manière inextricable.

L’une des grandes réussites de cette série est la manière dont Féval explore les nuances morales et psychologiques de ses personnages. Chacun est en proie à ses démons intérieurs, à ses dilemmes moraux et à ses désirs contradictoires. C’est dans ces moments de vulnérabilité que Féval parvient à capturer l’essence même de la nature humaine, offrant au lecteur une réflexion profonde sur les choix et les conséquences.

« Les Habits Noirs » transcende les frontières du temps et de la culture. Bien que l’action se déroule au XIXe siècle, les thèmes de la criminalité, de la corruption et de la quête de justice restent universels et pertinents de nos jours. C’est une série qui résonne avec le lecteur moderne, lui offrant un aperçu perspicace des complexités de la société et de l’âme humaine.

En conclusion, « Les Habits Noirs » de Paul Féval est une série de romans noirs qui a résisté à l’épreuve du temps. À travers une intrigue captivante, des personnages mémorables et une exploration profonde des nuances morales, Féval nous offre un voyage inoubliable dans les recoins sombres de l’âme humaine et de la société. Cette série demeure un témoignage durable de la puissance du roman noir et de sa capacité à nous immerger dans une expérience de lecture enrichissante et captivante.

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FRAGMENT DE « LA MAISON D´EN FACE »

Alba Longa avait veillé jusqu´à tard dans la nuit à examiner l´état de la langue manifesté par la copie du « Picatrix » que Bardes avait mis à sa disposition et il était arrivé à la conclusion qu´il s´agissait d´un faux ; obtenu, sans aucun doute, en passant d´abord par une traduction du latin, mise ensuite en castillan par un linguiste expert, certes, mais qui a dû travailler seul et évidement, sur un texte aussi long, on fait toujours des erreurs par inadvertance, oui, des incompatibilités chronologiques, ou, pour employer le langage de Saussure : une fausse superposition de synchronies. Il est évident que la synchronie médiévale présente des nombreuses fluctuations et hésitations, bien que toujours à l´intérieur de certaines limites. Alba était parvenu à repérer quelques-unes de ces maladresses, en nombre suffisant pour établir un diagnostic, et les avait relevés soigneusement. Mais bien sûr, ce que Bardes lui avait demandé était une expertise complète, et ceci supposait beaucoup de travail encore.
D´autre part, la lecture du document était ardue, du moins en ce qui concerne le premier traité, car il réclamait des connaissances élevées en astrologie et astronomie que lui il était loin de posséder.
Malgré la fatigue, il s´était imposé l´obligation de se lever tôt, raison pour laquelle il avait pris la précaution de laisser le volet grand ouvert, afin que le soleil le réveille de bonne heure et ce fut ainsi.
Pendant sa douche, il commença à considérer que Bardes courait certainement un risque en faisant des affaires avec des gens qui, de toute évidence, prétendaient le rouler dans la farine. S´ils essaient là-dessus, ils pouvaient parfaitement le faire à d´autres choses, ou l´avoir déjà fait. Il semble peu probable qu´ils l´aient acheté ce manuscrit eux-mêmes sans une expertise préalable, tel que Bardes compte bien réaliser. Alors il ne semble pas infondé de conclure que la falsification vient d´eux. Cependant il faudrait connaître les circonstances exactes et Bardes n´a pas fourni des explications détaillées.
Depuis sa fenêtre il put constater qu´on servait le petit-déjeuner sur la terrasse et que Bardes était déjà à table, en train de lire le journal. Ainsi, il décida de s´habiller à la hâte et de prendre la collation avec son hôte. Dans l´escalier il rencontra Clara laquelle déposa joyeusement deux bisous sur ses joues à guise de bonjour.
En les voyant arriver, le peintre plia son journal et l´abandonna nonchalamment sur les dalles.
-Vous êtes tous deux du matin ! C´est un indice qui suggère une vie saine. Même si vous avez travaillé jusqu´à bien tard cette nuit. Les vieux nous dormons mal et j´ai vu la lumière à votre fenêtre.
Alba eut l´impression que Bardes allait lui solliciter une première appréciation sur le document, mais il n´en fut rien.
-Voyons, grand-père, ne fais pas des ronds de jambe. Tu sais bien que tu n´es pas vieux. Ton problème est que tu es possédé par l´addiction à la peinture. Il est grand temps que tu te calmes.
-Je l´ai déjà fait, ma petite. Mon œil n´est plus le même, et ma main s´est alourdie, quoi que tu dises.
-En tout cas, il faudrait que tu commences à profiter d´une journée comme celle-ci, par exemple, en lisant au soleil dans ton jardin ou bien en te promenant un peu par la montagne.
-Je vais peut-être le faire. Ce n´est pas une mauvaise idée. Et toi, comment tu penses profiter de cette magnifique journée ?
-J´avais prévu faire un tour par la gallérie voir comment les choses se passent par là. Aussi, je nourrissais l´espoir qu´Alba ait la bonté de m´accompagner. Ça nous donnerait l´occasion de déjeuner dans un excellent restaurant du port de Villefranche.
Alba avait escompté travailler dur tout au long de la journée, afin de s´assurer qu´il établissait solidement le plan de son exposition. Mais, bien sûr, il lui sembla que ce n´était pas, peut-être, très poli de refuser une proposition si gentiment avancée. Alors il accepta sans laisser paraître l´ombre d´un doute sur son visage.
-Si j´étais vous, je prendrai un peu de temps avant de sortir.
-Et pourquoi ?
-Il y a grève aujourd´hui de presque tout. De train, de bus, d´éboueurs, de professeurs de primaire et de secondaire… Les gens prennent la voiture et Nice restera congestionnée au moins jusqu´à 10h.
-Dis donc ! -s´écria Clara, résignée. –
-Cette fois il me semble que c´est sérieux – une étincelle brûlait dans les prunelles de Bardes. – La loi El-Khomri a été la goutte qui a fait déborder le vase. Les reformes de Macron et ses prises de position provocatrices contre ceux qui vivent, ou aspirent à vivre, de leur travail, l´article 49-3, les révélations nommées « Papiers de Panama », la tromperie et l´hypocrisie permanentes, la formidable manœuvre de la globalisation, dont le but inavoué est d´enrichir les riches et d´appauvrir les pauvres, avec en toile de fond cette crise enveloppée d´un manteau de suspicion. Tout ceci a eu comme conséquence que les masses ont été bien forcées, en fin, d´ouvrir les yeux, même ceux qui volontairement les fermaient afin de ne pas voir, pareil aux âmes sensibles qui les couvrent devant un film d´horreur. Des chapitres comme celui de la crise grecque ont fait tomber les voiles et les masques et par conséquent les agents économiques et politiques apparaissent avec leur véritable visage de vipère saturée de venin et assoiffée de sang. Malgré tout ils ne connaissent pas toute la vérité : à savoir, que, dans pas longtemps, s´ils souhaiteront encore respirer un peu d´air, comme avant, avoir une toute petite parcelle de vie, on ne leur a pas laissé d´autre alternative qu´arracher jusqu´aux fondations cette société capitaliste, ne pas laisser pierre sur pierre, mettre tout à plat, tel un peuple barbare qui refuse d´entendre autre raison qui ne soit celle de sa propre survivance. Car il ne s´agit plus de maintenir une société de classes, mais plutôt de presser jusqu´à la moelle épinière le jus des masses, de leur voler toute possibilité d´absorption d´une seule goutte de vie et de leur escamoter tout reflet de dignité, par ce que sans dignité il n´y a pas d´indignation. Dans le comble de leur orgueil, ils ont serré les boulons à bloc, au point qu´on pourrait s´en passer des yeux, puisque même les yeux des aveugles ressentent la pression.
Alba fit un bref geste d´assentiment.
-J´admets -avoua-il- que j´ai toujours été un européen convaincu, persuadé que cette diversité de langues et de cultures, d´un prestige largement prouvé, devait nous donner une nouvelle et imparable impulsion et que, si on arrêtait d´une fois pour toutes de taper les uns sur les autres, nous étions sur le point de créer une civilisation resplendissante, dans laquelle nous aurions tous notre place et qu´il y existerait une raisonnable possibilité de réalisation de l´individu. Cependant la crise grecque a représenté ce que vous dites, une chute des masques. Cette Europe qu´on nous prépare n´est, loin s´en faut, celle qu´on avait imaginé, celle qu´on avait espéré créer contre vents et marées.
-Les masques sont tombées et, pour la première fois en beaucoup d´années, les gens sont disposés à descendre à l´arène pour en découdre. Ici, en France, on se croit très intelligent avec ces fameuses élections à deux tours. Mais aux derniers comices, lorsque, comme d´habitude, à Nice, ne restent sur les portes des bureaux de vote que des affiches de droite et d´extrême droite, j´ai vu, collées sur les panneaux, des feuilles de papier manuscrites dans lesquelles, des gens réels, non pas des centres de pouvoir, non pas des bulldozers aplatissant le terrain avec des rouleaux d´argent, crient leur colère et où on peut lire, point par point, les mêmes choses dont je viens de faire mention. Il s´agit de gens qui ont serré les dents et qui se sont battus fièrement, afin de construire un avenir pour leurs enfants, mais ils s´en sont aperçus que leurs enfants n´ont pas d´avenir.
Bardes disait en voix haute ce qu´Alba avait pensé plus d´une fois depuis pas mal de temps. Mais un tel discours ne pouvait que le surprendre dans la bouche d´un homme qui avait connu un succès tangible, sans appel, et qui vivait entouré d´une richesse romaine.
Le peintre sembla lire dans ses pensées.
-Vous êtes peut-être surpris de voir sortir de la poche d´un riche ce genre de mots. Mais, voyez-vous, ne pas les sortir à ce moment-là serait comme commettre un péché mortel contre la vérité.
En effet, réfléchit Alba, chez Bardes prédominait l´intellectuel conscient de sa fonction en tant que tel.
-En plus de ça -conclut ce dernier- riches et moins riches, ainsi que les gueux comme des rats, nous allons tous participer à ce banquet empoisonné dont chaque convive payera très chère l´invitation.
Cette fois même Clara n´osa pas plaisanter les sentences de son grand-père, quoiqu’il semblât évident qu´elle aurait bien souhaité leur enlever un peu de leur acidité. Mais elle s´abstint.
-Mais enfin -s´empressa la jeune fille à changer de sujet- il va falloir patienter jusqu´à 10 heures au moins.
-De mon côté, je crois que je vais suivre ton conseil et faire une petite promenade par le versant de cette montagne. Ça me fera du bien un peu d´exercice. Alors je ne vous attends pas pour le déjeuner. C´est très bien, la jeunesse doit sortir et voir le monde.
-On dirait que pour se rendre à Villefranche il faudrait franchir la ligne des tropiques.
-Bien, bien. Ne vous empressez pas de rentrer. Aujourd´hui le temps est splendide, mais il parait que ça ne va pas durer.

« Oui, il a passé la nuit à la maison. C´était à prévoir, les mouches commencent à tourner près du gâteau. La paix relative dont on a profité jusqu´à maintenant ne pouvait pas durer. Heureusement nous disposons de ressources pour écraser ceux qui, de façon délibérée ou pas, se rapprochent trop de l´épicentre de ce tourbillon tellurique. Voilà la mission qu´on m´a assigné et je ne connais point un plaisir comparable à celui d´accomplir, point par point, toutes les obligations susceptibles de garantir la sécurité absolue de celle-ci. Encore une nuit et je serais raisonnablement autorisé à prendre les mesures préventives adéquates pour faire face à une situation d´urgence. Même s´il faut, par la suite, modifier quelque peu le rapport. Les effluves du sang du dernier exécuté ont éveillé les bêtes sauvages qui sommeillaient et qui se sont mises à rôder tout au long des frontières de la conscience et voilà, elles m´ont ôté la paix ».

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PRÉSENTATION DE « LA MAISON D´EN FACE »

Durant plus de trois décennies, une poignée de falsificateurs de génie, tous des peintres de renommée, travailla avec un tel acharnement et une telle maîtrise que, de nos jours, personne ne peut être assuré de posséder l´original de tel ou tel tableau de n´importe quel peintre célèbre, que ça soit de l´époque actuelle ou d´une période quelconque du passé. Les experts scientifiques, utilisant les techniques modernes de datation et d´attribution, les galeristes les plus prestigieux, les historiens de l´art, commissaires-priseurs et autres intervenants du milieu, ont tous validé des faux qui ont été donc admis comme authentiques et vendus en tant que tels. Une censure stricte a été imposée aux médias, un véritable veto est tombé des instances supérieures qui a fait de ce sujet un tabou. Car si cela devenait de domaine public, la méfiance par rapport à ce que le système a consacré comme la « monnaie suprême d´échange », laquelle non seulement ne se dévalue jamais, mais bien au contraire, au cours des années a augmenté sa valeur suivant une progression géométrique, sèmerait la panique et le chaos. Les élites qui exercent le pouvoir absolu perdraient des quantités colossales d´argent et leur influence diminuerait, ce qui porterait atteinte à leurs projets inavouables. Avec une parfaite maîtrise de la technique du thriller, Alba Longa nous fait le récit d´une expérience troublante par ses connotations et qui l´a, lui-même, entrainé au point de mettre sa vie en danger. LA MAISON D´EN FACE nous présente une cosmopolite Nice qui s´apprête à vivre les évènements les plus dramatiques de son histoire.

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